Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 
 

Prométhée - Sous-marin

Promthe-R

Le sous-marin Prométhée (Q-153), construit par l’arsenal de Cherbourg en 1928 et lancé le 23 octobre 1930, a fait partie de la série de 31 sous-marins dits de « 1500 tonnes ». Ces sous-marins comprenaient 8 tubes lance-torpilles (4 fixes dans l’étrave, 2 tubes doubles orientables), et étaient armés par 12 torpilles, un canon de 100 mm, un autre petit canon et 2 mitrailleuses. Ils pouvaient atteindre des vitesses maximales voisines de 17 nœuds en surface et en plongée, et franchir une distance de 4000 nautiques à 10 nœuds et 100 nautiques en plongée à la vitesse de 5 nœuds avec une capacité de batterie à 90%. Leur prise d’immersion pouvait s’effectuer en moins d’une minute, leur immersion maximale étant limitée à 80 mètres. Leur coefficient de flottabilité était de 25%.

Le 7 Juillet 1932, le Prométhée, commandé par le lieutenant de vaisseau Amaury Couëspel du Mesnil,  prend la mer à Cherbourg par beau temps et met le cap sur le large avec 68 hommes à son bord dont des ingénieurs et techniciens de l'Arsenal. Encore en phase de recette, il n'a encore jamais plongé et doit au cours de cette sortie établir la courbe de puissance des moteurs diésels et électriques, en surface. Peu avant midi, la partie d'essais concernant les moteurs électriques étant achevée, ordre est donné d'embrayer les diésels, dans la continuité des essais. Exécuté à partir du tableau de commande hydraulique, qui n'a pas encore été réceptionné, cet ordre provoque accidentellement l'ouverture générale des purges de ballasts. Les portes de remplissage des ballasts étaient ouvertes, cette ouverture inopinée des purges met instantanément le bâtiment en configuration de prise de plongée : le Prométhée s'enfonce aussitôt. Il est trop tard pour réagir. Le commandant, venu sur le pont pour juger de la situation, voit sombrer son bâtiment sous ses pieds.

Des 15 personnes sur le pont à cet instant, seuls 7 survivants, dont le commandant, seront recueillies par une barque de pêche de Cherbourg. En l'absence de preuves matérielles, la commission n'a pu établir son travail que d'après l'audition des survivants, dont le commandant du Prométhée. Cette manœuvre inopinée des purges de ballasts pourrait être due à une erreur de branchement dans le panneau électrique ou dans les systèmes oléopneumatiques. Les scaphandriers, ayant fait le tour des panneaux de pont de l’épave, ont remarqué qu'ils étaient tous fermés. Cependant, la forte inclinaison (En mécanique céleste, l'inclinaison est un élément orbital d'un corps en orbite autour d'un autre. Il décrit l'angle...) du Prométhée au moment de sa disparition laisse à penser qu'un panneau situé à l'arrière a été laissé ouvert, ou au moins mal fermé, laissant ainsi l'eau s'infiltrer et alourdir d'autant le submersible.

L'épave se trouve au point 49.48.316N, 01.26.421W  (wgs84)

Sources :

Source : site Web

Sous-marin