Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 
 

An Oriant - Chalutier

An-Oriant-LOJack-Daussy

Chalutier An Oriant - 2000

Chaviré et coulé à 140 km à l’ouest des côtes d’Irlande (banc de Porcupine) en octobre 2000 8 victimes

 

 An Oriant  était un chalutier pêche arrière en acier construit en 1975 aux chantiers CNR de Courseulles s/mer (Calvados). Il avait été lancé pour le compte de l’Armement Coopératif du Finistère de Plouhinec (29) sous le nom de  Pors Théolen, et était exploité à Douarnenez. Ses caractéristiques étaient : longueur 38,5 m – largeur 8,12m - tirant d’eau 3m.Il était mû par un moteur Mak de 1030 kw.

Après la liquidation de l’ACF, Pors Théolen sera repris par la SCAD, autre armement douarneniste qui sera aussi contraint de s’en séparer. En 1998, après avoir passé deux ans à quai, il est racheté par l’armement Petrel de Lorient, filiale du groupe Intermarché, et rebaptisé An Oriant.

Le chalutier avait quitté Lorient le 15 septembre, le jeudi 28 septembre il avait livré sa pêche au port irlandais de Fenit, et avait aussitôt repris la mer pour aller travailler sur le banc de Porcupine situé à 140 km environ dans l’ouest des côtes irlandaises. Il était en train de virer son chalut, ce dimanche 1er octobre aux alentours de 11h00 du matin, lorsque l’accident est survenu ; selon les dires du capitaine rescapé la mer était forte de force 5/6, le vent soufflait à 30/35 nœuds et la visibilité très réduite, de toute évidence un temps annonciateur de tempête. Quand le bateau a commencé à ralentir pour virer les câbles du chalut, il a pris de la gîte sur tribord et commencé à embarquer de l’eau. Au fur et à mesure du virement du chalut la gîte s’est accentuée et, sous l’effet de violents paquets de mer très rapprochés, de grandes quantités d’eau ont embarqué qui n’ont pas été évacuées, conduisant au chavirage de An Oriant.

La malchance va alors s’acharner sur le malheureux chalutier: le canot de survie tribord sera impossible à larguer, ensuite ce sont les deux appels de détresse, BLU et VHF qui ne se déclenchent pas. L’équipage qui, au vu de la situation désespérée s’était précipitamment réfugié à la passerelle sans brassières ni combinaisons de survie est projeté à la mer.

Seuls trois hommes, dont le capitaine parviendront à s’accrocher à une bouée munie d’une balise qui flottait à proximité, après plus de deux heures dans une eau glacée, ils seront recueillis par un hélicoptère irlandais. Les sept autres membres d’équipage et un marin irlandais qui avait pris passage à bord en tant qu’observateur à l’escale de Fine ont tous péris.

Les causes de ce drame ne seront jamais totalement expliquées, erreurs humaines, état du bateau qui était âgé de 25 ans, conditions de mer, inexpérience à plusieurs niveaux, autant d’éléments qui s’ajoutant les uns aux autres ont précipité la mort de huit marins.

Les victimes du naufrage de An Oriant sont :

Patrice Monfort, second de pont 32 ans Grégory Boléis second mécanicien 20 ans Antonio Costa Vieira d’Ilhvaho 26 ans, de nationalité portugaise Didier Pierre Petitbon 52 ans Henri Floch 51 ans Serge Guingo 43 ans pierre Yves Le Priol 34 ans et Thomas Kelly de nationalité irlandaise

Sources :

source : coupures du journal « Le Télégramme de Brest »

Photo : collection Jack Daussy

Chalutier