Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 
 

Foudroyant - Torpilleur

Foudroyant-torpilleur
Dunkerque
01 juin 1940

Le Foudroyant était un torpilleur de 1500 t de la classe Forbin. Il avait mis sur cale en 1927 à Bordeaux aux chantiers Dyle & Bacalan. Mis à flot le 24 avril 1929, il entrait au service actif le 24 octobre 1930.

caractéristiques : dimensions : 107,20 x 9,8 x 6,1 m – tonnage : 1500 t (1378 TW 1750 tpc) motorisation : 3 chaudières Dutemple – 2 turbines à engrenages Parsons – 33000 ch – 2 hélices à 3 pales – 33 nds. armement : 4 canons de 130 mm mod 24 en 4 tourelles simples ( 2 av 2 arr) – 2 canons de 37 mm AA mod 25 (2 canons simples) – 2 mitrailleuses de 13 mm AA – 6 tubes lance-torpilles de 550 mm (2 affuts triples) avec 6 torpilles mod 29D – 2 grenadeurs de sillage à chaîne Galle – 2 mortiers Thornycroft 100/250 – 16 charges de profondeur.

 Numéros de coque : 99/96/44/43/52/T52 équipage : 7 officiers et 133 off-mariniers et marins (9 et 153 en temps de guerre).

En 1931, le Foudroyant est incorporé à la 9e division de torpilleurs. Il transporte le président de la République Paul Doumergue en Tunisie pour un voyage officiel en avril 1931. Le 21 avril 1935 le Foudroyant rejoint la 4e division de torpilleurs, puis la 6e en septembre 1936. Le 8 avril 1940 il arrive à Scapa flow (Ecosse) pour participer à la campagne de Norvège. Le 13 mai 1940, le Foudroyant, avec le HMS Somali combat les allemands débarqués à Hammesbergel.

De retour en France, il participe à l'évacuation de l'Armée du Nord de Dunkerque à partir du 28 mai 1940. Le Foudroyant avait été envoyé à Dunkerque en remplacement de L'Adroit coulé le 20 mai. Le Foudroyant et le Bourrasque venant de Cherbourg arrivent à Douvres le 30 mai au petit matin. A 9h30 le Bourrasque reçoit l'ordre de se joindre au Bouclier et au Branlebas pour rallier Dunkerque par la "route Y". Ils arrivent à 14h 15 au quai Félix Faure encombré d'une foule de soldats et de marins. L'embarquement commence aussitôt, 300 hommes de troupe et 7 à 800 hommes provenant de divers services montent à bord de la Bourrasque. Soixante-dix minutes plus tard les trois "B " sortent du port et croisent le Foudroyant venant de Douvres. Il venait d'être attaqué par une batterie allemande située près de Nieuport. Il riposta et les tirs cessèrent. Dans l'après-midi revenant de Dunkerque en direction de Douvres il aperçut la Bourrasque en train de couler. Le 31 mai, en allant à Dunkerque par la "route Y", Le Foudroyant croise le Cyclone faisant route sur Douvres à faible allure (l'avant arraché). Un peu plus tard, il rencontre un torpilleur anglais qui lui signale que la batterie de Nieuport tire mieux que la veille. 50 coups seront tirés contre la batterie allemande de Nieuport. Arrivé à Dunkerque, l'embarquement doit être fait par l'avant car l'accostage du bâtiment est impossible en raison des épaves de torpilleurs anglais et de navires le long du quai. La batterie de Nieuport semble muselée pour la journée, car à son retour, alors que Le Foudroyant est chargé de troupes, elle ne tire aucun coup de canon. De retour à Douvres, Le Foudroyant accoste le Cyclone qui lui fournit du mazout afin de s'alléger. Le 1er juin vers 8 heures, suivant les ordres du navire amiral Savorgnan de Brazza, Le Foudroyant, appareille de Douvres pour aller à Dunkerque par la "route X" à une vitesse de 25 nœuds. Vers 10h30, se trouvant à 6 milles de Fort-Mardyck, il est attaqué par une nuée de bombardiers (vraisemblablement des "heinkels" et "stukas" selon les témoins). Touché par 3 fois du fait de son incapacité à manoeuvrer (chenal trop étroit à cet endroit), le bâtiment se casse sur l'arrière du tube lance-torpilles, se couche sur bâbord et coule très vite. L'armement des mitrailleuses tire toujours. L'équipe de sécurité ferme les vannes d'arrêt des chaudières. Le capitaine de corvette Fontaine, commandant du Foudroyant, donne l'ordre d'évacuation. L'équipage monte sur le côté tribord et se jette à l'eau sans panique, sans un cri. L'action et la mise hors de combat du bâtiment n'ont pas duré deux minutes, ne donnant le temps ni de prévenir par T.S.F., ni de détruire les D.S., ni de mettre un radeau à l'eau. Les survivants sont emportés vers l'est par le courant, sous le feu de l'aviation allemande, en chantant la marseillaise et en acclamant Le Foudroyant à pleins poumons. Le bâtiment disparaît au bout de 10 minutes. L'équipage est recueilli par plusieurs embarcations qui se sont approchées, et groupé sur le chalutier armé de Dunkerque Bernadette de Lourdes. Il y a une vingtaine de disparus et plusieurs blessés et brûlés.

Sources :

Sources : Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française – 1870-2006

Foudroyant- les épaves au large de Dunkerque

Photo : Editions H Emery Toulon

foudroyant-torpilleur-d-escadre

dkepaves.free.fr/html/foudroyant.

Torpilleur