Charles Hervé Guillaume Marie LE GAC
Né le 15 mai 1880 à Poullan-sur-Mer (Finistère (29))
Provence II
La Provence, paquebot postal en acier, le plus grand paquebot français en 1906 (chantiers de Penhoët). En 1914, est converti en croiseur auxiliaire et rebaptisé PROVENCE II. En 1915, li est transformé en transport de troupes. Le 26 février 1916, avec 1.800 soldats, PROVENCE II est torpillé au large du Cap Matapan, en Méditerranée, par le sous-marin allemand U 35 (cpt Arnaud de la Perrière) Le navire sombre rapidement, emportant près de 1.000 v...
Charles Hervé GAC, naît le 15 mai 1880 à Poullan-sur-Mer, commune du Finistère. Il est le fils de Charles Thépaul LE GAC, marin pêcheur, et de Françoise MOREAU, ménagère, son épouse. Son prénom usuel sera finalement Hervé.Il passe son enfance et fait sa scolarité à Tréboul, commune contiguë à Douarnenez. Vers seize ans, Charles quitte l’école, et choisi de commencer à travailler, il embarque à la petite pêche avec son père comme mousse. Comme beaucoup de petit canot du port de Tréboul, il pêche la sardine au filet dans la baie, entre Douarnenez et la pointe du Raz. Chaque soir, les bateaux rentrent au port pour livrer les poissons pêchés aux conserveries. Il est inscrit maritime au quartier de Douarnenez, syndicat de Tréboul, sous un matricule provisoire. A 18 ans, il passe matelot. Le 2 décembre 1899, alors qu’il est embarqué matelot sur le canot "Saint-Guénolé", il passe inscrit maritime définitif, sous le matricule n° 10 553 - Douarnenez. En janvier 1900, il embarque sur le canot "Petit Henri ". Le 20 mai 1900, Charles est appelé dans la Marine nationale pour effectuer son service militaire. Il est incorporé le 21 mai au "2e Dépôt des équipages" à Brest, où il va suivre une formation maritime et militaire sommaire. Le 8 juin, il embarque, comme matelot, sans spécialité, sur le navire école "Borda", où sont formés les aspirants officiers de marine. Après 29 mois de service sur ce navire, il embarque le 13 novembre 1902, à Toulon, au Service des bâtiments de servitude de la Direction du port. En août 1903, il embarque pour six semaines sur le torpilleur "Bombe", puis, il retourne à la Direction du port pour terminer son service militaire, où il est mis en congé définitif le 6 janvier 1904, réunissant 42 mois de service à l’Etat. Il rejoint sa famille à Tréboul.De retour à la vie civile, Charles réintègre la Marine marchande, et embarque le 20 février 1904 de nouveau à la petite pêche sur le canot "Sainte-Anne" ; puis les embarquements se succèdent, toujours comme matelot, sur les canots suivants : "Saint-Etienne" en juin 1905, puis de nouveau le "Sainte-Anne", puis le "Trois-frères" en juin 1905, puis le "Va-ouest" en décembre 1905.Le 15 janvier 1906, Charles se marie à la mairie de la commune de Tréboul avec Joséphine Marie KERVAREC. De cette union naissent trois enfants : Marie Herveline (1906-1907), Mélanie (1909-), Éléonore Marie (1912-1995).Son embarquement sur le "Va-Ouest" se poursuit jusqu’à la fin de l’année 1906. Il embarque ensuite sur le "Belzaida" en janvier 1907, il revient sur le "Va-Ouest" en février 1907, puis sur le "Jean-Pierre-Marie", puis sur le "Saint-Yves" en juin 1907, puis le "Néophyte" en mars 1908, puis le "Saint-Yves" en juin 1908, puis le "Néophyte" en mars 1909, puis le "Saint-Yves" en juin 1910. De décembre 1911 à mars 1912, il fait une période d’exercice au port militaire de Brest sur le torpilleur "N° 315". De retour à Tréboul, Charles embarque sur le canot "Notre-Dame-des-naufragés", puis en juin 1912 sur le "Saint-Yves". De décembre 1912 à mars 1913, Charles fait une nouvelle période d’exercice au port de Brest sur le torpilleur "N° 315". De retour à Tréboul, il embarque de nouveau sur "ND-des-Naufragés", puis en décembre 1913 sur le "Amour-maternel".De décembre 1913 à mars 1914, il fait une 3e période d’entraînement au port de Brest sur le torpilleur "N° 315". De retour à Tréboul, il embarque sur le "N D-des-Naufragés", puis en juin 1914 sur le "Moïse", puis en août 1914 sur le canot "Amour-Maternel".Le 2 août 1914, la guerre est déclarée contre l’Allemagne, Charles est mobilisé, il rejoint son affectation au Port de Brest sur le torpilleur "N° 315". Mais trois mois plus tard, le matelot Charles LE GAC est versé dans l’Armée de terre, au "2e Régiment d’infanterie coloniale", caserné à Brest, qu’il rejoint le 15 février 1915, sous le matricule n° a17 265, au corps, avec le grade de soldat. Le 14 décembre 1915, il est versé au "3e Régiment d’infanterie coloniale" qui est destiné à composer le "Corps expéditionnaire de l’Armée d’Orient", qui est désigné pour prendre part aux combats contre la Turquie qui s’est alliée avec l’Allemagne. Le Corps expéditionnaire est rassemblé au Port militaire de Toulon, où il embarque sur le croiseur auxiliaire "Provence II", ex paquebot "Provence", transformé en transport de troupes. Le 23 février 1916 au soir, le "Provence II" appareille de Toulon avec 1700 hommes, soldats et marins, à destination du port de Salonique en Grèce. Les soldats en armes devront poursuite leur route à pied pour rejoindre le front.Au large de la Grèce le croiseur est torpillé le 26 février 1916, et coule rapidement, entrainant avec lui plus de mille victimes, causés par la perte du navire. Un jugement collectif déclaratif de décès de ces militaires disparus en mer est rendu le 23 août 1917 par le tribunal civil de la ville de Cherbourg, port d’armement du navire "Provence II", pour 999 soldats du 3e RIC, dont le n° 502, ainsi mentionné : "Déclare constant le décès de Le Gac Charles Guillaume Hervé Marie, soldat de 2e classe du "3e Régiment d’infanterie coloniale", né le 15 mai 1880 à Tréboul (Finistère), fils de Le Gac Charles Thépault et de Moreau Françoise, époux de Kervarec Joséphine Marie, Mort pour la France, disparu en mer le 26 février 1916 lors de la perte du croiseur auxiliaire Provence II."L’acte de décès collectif est enregistré le 6 septembre 1917 à la mairie de Cherbourg, port d’armement du navire, comme pour tous les militaires qui étaient embarquées sur le croiseur auxiliaire "Provence II", et qui ont péri en mer, lors de naufrage. Mais hélas, la commune de Cherbourg n’avait pas transmis les copies d’actes de décès individuels à toutes les communes d’habitation des soldats et marins décédés. Le décès de Charles LE GAC n’est donc pas enregistré sur les registres d’état civil de la commune de Tréboul.Le nom d’Hervé LE GAC figure sur le monument aux morts de la commune de Tréboul, avec la mention : décédé en mer le 26 février 1916.Le soldat Charles LE GAC, est titulaire de la médaille commémorative de la guerre contre l’Allemagne pour la période de guerre du 16 février 1915 au 26 février 1916.
- Médaille commémorative de la Grande Guerre


